jeanmicheljouillat

Jean-Michel Jouillat est le cadet de quatre enfants nés de l’union de Jacques Jouillat et Lucienne Rigolet. Il passe sa jeunesse à Chilly-Mazarin, au sud de Paris.

Dans l’idée de devenir illustrateur de livres pour enfants, Jean-Michel Jouillat suit une formation aux Arts graphiques de Paris. Après avoir hésité pendant deux ans sur la poursuite de ses études aux Beaux-Arts, il devient peintre et poète.

Son œuvre graphique s’articule autour de deux pôles radicalement différents : le réalisme et l’abstraction.

Le Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains présente Jean-Michel Jouillat comme un peintre « marqué par la prise de vue cinématographique, il garde un très léger flou pour indiquer qu’il s’agit bien du travail du pinceau. »

Jean-Michel Jouillat collabore dans les années 1980 avec la marque DMC en réalisant pour elle différents modèles de tapisseries aux points lancés à confectionner sur canevas.

Dès 1980, il expose dans des salons, notamment le Salon des indépendants, le Salon d’Automne, le Salon des Artistes français, à Paris. Il réalise sa première exposition personnelle en 1984 à la Galerie Cluny, de Genève.

Certaines de ses toiles sont accompagnées de poèmes qui explicitent sa démarche, de même que les titres qui sont généralement beaucoup plus évocateurs que descriptifs. En 1996, il fait paraître un recueil de poèmes illustrés par ses peintures : Un autre exil.

A partir de 1996, sept de ses toiles illustrent les couvertures des romans de Joanna Trollope réédités chez Pocket.

Décédé prématurément à l’âge de 43 ans le 2 avril 1999, il est enterré à Chilly-Mazarin, auprès de ses parents.

Thèmes et sujets dans ses œuvres

Ses thèmes essentiels sont les personnages et des intérieurs de maison. Inspiré par le surréalisme, il aime les cadrages insolites influencés par la photographie et ses intérieurs vides sont souvent figurés de nuit ce qui crée une atmosphère mêlant étrangeté, malaise ou mystère.

« La lumière, naturelle ou plus souvent artificielle, peut parfois sembler le véritable sujet de sa peinture : il s’en sert pour sculpter les volumes, créer des contrastes et des amplifications de couleurs qui esthétisent et distancient la banalité apparente du quotidien. »

L’espace est souvent prolongé par une porte, une fenêtre ou un escalier, ou inversement raccourci par un gros plan sur un objet. Les miroirs, les tableaux posés sur le sol, les fenêtres ouvrant sur un paysage ou les portes ouvrant sur une autre pièce sont autant de mises en abîme.

Des éléments comme une tasse de café, un verre de vin ou une cigarette fumant encore permettent de suggérer la présence humaine sous la forme « négative » de l’absence provisoire, suggérant qu’un événement vient de se produire ou va se produire dans la lignée de l’« instant décisif » d’Henri Cartier-Bresson.

Selon la Gazette Drouot, les personnages du peintre sont « marqués par l’étrangeté et expriment interrogation, rêverie, mélancolie ou encore érotisme diffus. »

Retour en haut