« Des personnages fragiles, immobilisés comme dans le conte de La Belle au Bois Dormant, dans un décor antique ou renaissance. Des jardins, des colonnes et des escaliers aux perspectives parfaites. On se souvient de Botticelli pour la ligne, de Vinci pour les horizons où se profilent des arbres épurés et de Michel-Ange pour certains personnages masculins et désœuvrés qui peuplent les arrière-plans. Jean-Michel Jouillat a bien révisé ses classiques. Mais l'atmosphère de ses toiles évoque surtout la peinture métaphysique de De Chirico privée de ses audaces psychanalytiques. Clean."
Christian Neveu, « Rêves classiques », Biba n° 51, mai 1984
« Dans ses toiles posent ou passent des personnages au regard perdu et comme statufiés dans une éternelle jeunesse. Que ces mannequins de cire soient en tenue estivale ou drapés à l'antique n'a guère d'importance. On se retrouve hors du temps, hors du monde, dans les coulisses d'un théâtre où toutes les rencontres sont possibles. Ces paysages exotiques aux teintes vieillottes et délavées baignent apparemment dans une mélancolique douceur mais sur ces décors étranges, ces terrasses coloniales et ces escaliers monumentaux plane la menace muette d'un drame suspendu.»
Mireille Des Combes, « Spots : Jean-Michel Jouillat et Alvaro », Tribune de Genève, 21 février 1984
« Jouillat nous entraîne dans un univers où la beauté minutieuse du décor ne suffit pas à masquer la solitude de l'homme, acteur nonchalant de rencontres que le peintre nous laisse imaginer à notre guise. »
« L'Art de la solitude », Gai pied n° 409, février 1990
« L'œuvre de Jean-Michel Jouillat est avant tout figurative, mais elle confine par instant à l'abstrait. Le peintre porte un regard aigu et angoissé sur les choses. Et notamment sur des intérieurs d'appartements ou de maisons. Mais les intérieurs de Jouillat s'ouvrent toujours sur un extérieur rempli d'espoir. L'eau, la mer, la nature, sont là tout proches avec leur lumière. Il sait manier les éclairages, qu'ils soient artificiels ou naturels. Ses toiles sont nimbées de rais de lumière qui font exploser la grisaille des intérieurs. Un art très abouti fait d'ombres et de lumières. »
L'Yonne républicaine, 27 mai 1994.
« Jean-Michel Jouillat réalise des œuvres poétiques aux multiples références qui nous transportent dans un univers à la limite du réel et du fantastique. Un univers intimiste souvent construit autour d'un bouquet de fleurs où chaque détail est suggestif. »
Le Dauphiné libéré, 1er décembre 1989.